Plateformes régionales

Plateformes régionales

L'OIC/CPPTF a établi des accords de coopération avec 3 plateformes régionales de café pour travailler à grande échelle sur les questions sectorielles critiques abordées par la CPPTF et pour sensibiliser et participer directement les pays producteurs. Les plateformes sont : l'Organisation interafricaine du café (OIAC), Promecafé (MesoAmerica) et la Fédération du café de l'ASEAN (ACF), représentant collectivement 44 pays. Grâce à ces collaborations, les plateformes partagent des informations avec leurs membres pour leur approbation et leur contribution directe à la conception et à la mise en œuvre des activités. Les plateformes soutiennent les activités pilotes des axes de travail techniques en facilitant l'engagement entre les prestataires de services menant des évaluations et les principales institutions nationales du café de leurs membres. De cette manière, ils garantissent la pleine compréhension, l’acceptation et l’adoption des méthodologies et des résultats, tout en soutenant que les processus s’appuient sur et reflètent les réalités et stratégies nationales et régionales.

Chaque plateforme crée un pôle de connaissances régional pour stocker des informations sur les résultats des projets pilotes, les questions politiques pertinentes et les travaux connexes, à partager avec leurs membres, ainsi qu'entre les pôles régionaux et avec le pôle de connaissances mondial facilité par l'OIC. L'accent est mis sur la création d'un canal de communication bidirectionnel permettant à davantage d'informations d'atteindre les pays producteurs via les plates-formes régionales et permettant aux pays producteurs de communiquer leurs défis, leurs stratégies d'adaptation réussies et leurs besoins aux niveaux régional et international.

Dans le même temps, les plateformes régionales aident à identifier et à développer les activités que leurs membres mènent déjà pour relever ces défis. De cette manière, le secteur peut travailler aux 3 niveaux (avec des entités publiques et privées) pour identifier quels sont les défis et les solutions et ce qui peut être fait et par qui à chacun de ces 3 niveaux. De cette manière, les plateformes contribuent à faciliter que la mise en œuvre s'appuie sur ce qui est actuellement fait et s'intègre dans les stratégies approuvées par les membres afin d'éviter les duplications et/ou que les stratégies ne correspondent pas à la réalité et au contexte locaux. Cette approche à trois niveaux, s'appuyant sur et complétant les activités existantes, est particulièrement importante dans la mesure où les pays exportateurs n'ont ni les moyens ni l'agence nécessaires pour relever individuellement tous les défis complexes auxquels le secteur est confronté, ni la capacité de mettre en œuvre les changements systémiques requis au niveau sectoriel.

Pour ces raisons, il faut créer un environnement favorable qui fournisse un cadre politique, d’investissement et de programmation favorable (de la part des gouvernements et des entreprises) qui permette un changement positif du niveau de l’exploitation jusqu’au consommateur. Ce cadre favorable doit prendre en compte les capacités locales et la capacité à investir dans le changement, et en particulier éviter que les petits exploitants, qui sont souvent les acteurs les plus vulnérables (tout en fournissant de précieux services environnementaux et sociaux), ne soient marginalisés dans le processus. Les plateformes régionales peuvent jouer un rôle clé dans le dialogue avec les entités publiques et privées pour garantir que ce cadre reflète les besoins et les réalités de leurs membres.

La collaboration avec les plateformes permet la circulation des informations et des connaissances au niveau national, régional et international, en garantissant la participation active de leurs membres et en s'appuyant sur leurs efforts et leurs stratégies. Les plateformes facilitent également que la mise en œuvre respecte les contextes et réalités locales, tout en créant un espace permettant aux 44 pays membres d'identifier des défis communs et des solutions communes et de collaborer avec l'OIC/CPPTF au niveau sectoriel pour assurer la transition vers un secteur du café durable et résilient au niveau international. .